Plaies chirurgicales

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Une plaie chirurgicale est une incision de la peau qui est pratiquée dans des conditions stériles au bloc opératoire dans le but d’éliminer une lésion cutanée ou de créer une voie d’accès vers les organes profonds.

Types de plaies chirurgicales

Cavités chirurgicales

plaie_chir01Les cavités chirurgicales sont des plaies généralement propres, avec un lit sain, qui cicatrisent sans complications.

Des pansements adaptés pour recouvrir la plaie, la protéger et contrôler les exsudats sont requis.

Cavités chirurgicales

Elles sont créées pendant l’intervention chirurgicale lorsque le chirurgien a décidé que la cicatrisation doit se faire par seconde intention. Elles correspondent à des pertes de tissu importantes sans possibilité de fermeture primaire de la plaie, ou lors de lésion fortement contaminée ou déjà infectée au moment de l’intervention chirurgicale (mise à plat).

Reference: Pudner R. Managing cavity wounds Journal of Community Nursing March 1998

Greffes de peau

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Les greffes de peau sont largement employées en chirurgie reconstructrice, souvent suite à un traumatisme ou des brûlures. On peut également y recourir pour permettre la cicatrisation des plaies chroniques, par exemple des escarres ou des ulcères de jambe. La greffe de peau est une technique qui consiste à prélever un fragment de peau sur une partie du corps pour le transférer sur une autre.

Plus d’informations

Il existe plusieurs classifications des greffes de peau :

  • Autogreffe : greffe de la propre peau du patient
  • Allogreffe : le greffon est prélevé chez une autre personne
  • Xénogreffe : le greffon est prélevé chez une autre espèce

Il est important qu’une greffe se « vascularise ». Des pansements non adhérents sont nécessaires pour protéger le greffon, éviter qu’il se décolle et contrôler l’éventuel exsudat initial.

Sites donneurs: un site donneur est le site de prélèvement de la greffe de peau. Ces sites sont souvent très douloureux du fait de l’exposition des terminaisons nerveuses en cas de greffe dermo-épidermique superficielle, ou plus profonde si le greffon comprend toute l’épaisseur de la peau (greffe de peau totale). Les sites donneurs peuvent saigner abondamment, exigeant un pansement compressif pour arrêter le saignement. On peut utiliser en premier lieu des pansements alginate en raison de leurs propriétés hémostatiques. Au-delà, l’emploi de pansements absorbants non adhérents qui assurent un milieu de cicatrisation humide doit être envisagé. Les pansements sont généralement arrêtés au bout de 10 jours. L’administration d’antalgiques peut être nécessaire pendant plusieurs jours.

Fermeture des plaies chirurgicales

Les principaux objectifs de la fermeture et de la prise en charge des plaies chirurgicales consistent à restaurer les fonctions cutanées et l’intégrité physique avec un minimum de séquelles et une absence totale d’infection. Il est nécessaire d’évaluer les plaies pour identifier la méthode de fermeture chirurgicale, qui devra être choisie pour remplir au mieux ces objectifs.

Il existe trois méthodes de fermeture des plaies :

Fermeture primaire (ou en première intention)

plaie_chir03Les berges de la plaie sont rapprochées et maintenues par des sutures, des agrafes ou des bandelettes adhésives. Ceci permet aux berges de se souder et de s’épidermiser très rapidement pour empêcher toute pénétration des bactéries dans la plaie.

Fermeture primaire retardée

Cette méthode de fermeture des plaies est employée en cas de contamination bactérienne. La plaie est laissée légèrement ouverte pour permettre l’écoulement du pus.

Puis, au bout de quelques jours, on suture la plaie et on la laisse cicatriser par la méthode de fermeture primaire. Un système de drainage en séton (crins de Florence) est souvent introduit dans la plaie et ressort à ses deux extrémités pour faciliter le drainage des liquides hors de la plaie. Sinon, des pansements pour plaies cavitaires peuvent être appropriés pour combler ce type de plaie, par exemple une mèche d’alginate absorbante. Lors de l’application d’un pansement sur ce type de plaie cavitaire, il est important de contrôler les éventuels exsudats et de maintenir le lit de la plaie humide et de favoriser le processus de cicatrisation.

Cicatrisation par seconde intention

plaie_chir04Dans ce cas, la plaie est laissée ouverte et cicatrise par granulation, contraction et épidermisation. Cette méthode peut être utilisée en cas de perte importante de tissus, lorsque la surface concernée est étendue mais peu profonde, par exemple un site donneur, ou en cas d’infection, par exemple si un abcès était présent, pour permettre le drainage continu du pus.

Lors de l’application d’un pansement sur ce type de plaie cavitaire, il est important de contrôler les éventuels exsudats et maintenir le lit de la plaie humide afin de la protéger et de favoriser le processus de granulation et de cicatrisation.

Prise en charge des complications des plaies chirurgicales

Il arrive parfois que des complications nuisent à la fermeture des plaies chirurgicales, notamment :

Hémorragie

Une hémorragie peut survenir à distance de la suture dans les tissus profonds, se collecter en un hématome et s’infecter secondairement. En cas d’hématome profond, il est souvent nécessaire de retirer plusieurs points de suture de la plaie pour permettre à la collection de s’écouler librement.

Déhiscence des plaies

plaie_chir05Une déhiscence désigne la rupture ou l’ouverture d’une partie ou de la totalité d’une plaie cicatrisée en première intention. Elle peut être provoquée par des facteurs systémiques ou locaux, comme la technique employée pour fermer la plaie (par exemple des points de suture trop serrés qui altèrent la vascularisation des berges cutanées et entraînent une nécrose) ou une infection. Il est impératif de prendre en charge les éventuelles infections des plaies déhiscentes, que l’on laisse ensuite cicatriser en seconde intention.

Formation d’un sinus

Un sinus est un canal qui relie un abcès ou un matériel irritant, comme du fil à suture, à la surface de la peau et qui est peut être un foyer d’infection. Les sinus peuvent devenir chroniques et l’origine du problème est difficilement identifiable. Une large excision du sinus est souvent le traitement le plus adapté pour permettre le drainage du pus.

Formation d’une fistule

Une fistule est un canal anormal entre des organes internes (par exemple entre l’intestin et la vessie ou le vagin), entre deux anses intestinales ou entre un organe et la peau. Il est important de soigner la peau environnante car elle risque d’être excoriée et irritée par les exsudats. Un traitement de l’infection peut s’avérer nécessaire. Le drainage et la perte de liquides doivent être pris en charge, surveillés et corrigés.


These advices or recommendations do not replace expert opinion based on a full diagnosis.

Si votre patient présente une plaie chirurgicale et est rentré à son domicile, il est essentiel d’éviter les infections.

Lui préciser de contacter immédiatement son médecin si l’un des signes suivants apparaît :

  • douleur au niveau et/ou autour de la plaie
  • rougeur ou gonflement
  • liquide ou pus
  • odeur désagréable
  • fièvre

Si la plaie est recouverte d’un pansement, celui-ci devra être changé, en particulier s’il devient humide. Si le changement du pansement est effectué par le patient, lui indiquer les recommandations suivantes :

  • se laver les mains à l’eau et au savon ;
  • retirer délicatement le pansement usagé ;
  • ne pas toucher la plaie avec les doigts ;
  • ne pas toucher l’intérieur du nouveau pansement.

Si la plaie a été suturée, un rendez-vous a sans doute été programmé pour retirer les fils, à moins que les fils ne soient résorbables, auquel cas ils disparaîtront en 7 à 10 jours.

  • Ne pas tirer ni manipuler les fils.
  • Si les sutures gênent, veuillez en informer un professionnel de santé.

Le patient doit normalement attendre 24 heures avant de se laver. Le professionnel de santé indiquera au patient quand il pourra se laver:

  • Les douches sont préférables aux bains.
  • Certains pansements sont imperméables à l’eau et peuvent être laissés en place.
  • Dans la mesure du possible, il faut éviter de mouiller la plaie.
  • Ne pas utiliser de savon, de gel douche ou d’autres produits cosmétiques directement sur la plaie.
  • Ne pas frotter la plaie, tamponnez-la délicatement avec une serviette sèche pour la sécher.

Pour toute question concernant la plaie ou les pansements, contacter un professionnel de santé.


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Première intention

Seconde intention

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Lire attentivement la notice avant utilisation.
(1) Dispositif médical marqué CE Classe I stérile (GMed). Inscrit sur la Liste des Produits et Prestations Remboursables
(2) Dispositif Médical de classe IIb (G-Med).Intégralement remboursable LPPR (Séc. Soc. 60 % + Mutuelle 40 %).
(3) Dispositif Médical de classe III (BSI). Intégralement remboursable LPPR (Séc. Soc. 60 % + Mutuelle 40 %) dans le traitement séquentiel de 4 semaines des ulcères de jambe à caractère inflammatoire ayant au moins 3 des 5 signes cliniques suivants : douleur entre deux changements de pansements, érythème péri-lésionnel, oedème, plaie malodorante, exsudat abondant. Classe LPPR des ‘’Pansements à l’argent’’.
(4) Dispositif Médical de classe IIb (G-Med). Intégralement remboursable LPPR (Séc. Soc. 60 % + Mutuelle 40 %) dans la prise en charge des plaies chroniques très exsudatives en phase de détersion.
(5) Dispositif Médical de classe IIb (G-Med). Intégralement remboursable LPPR (Séc. Soc. 60 % + Mutuelle 40 %) dans le traitement de l’ulcère de jambe veineux ou mixte à prédominance veineuse, en phase de bourgeonnement (traitement séquentiel).


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Last update : 7 décembre 2018