Glossaire

Glossaire

Faire un choix dans le menu ci-dessus

40 mmHg en moyenne

Le traitement recommandé pour les ulcères veineux est l’application d’une compression appropriée. Les études ont démontré qu’une pression de 40 mmHg à la cheville est nécessaire pour atteindre des résultats optimaux (EWMA 2003).

Argent

Les ions Ag+ réagissent rapidement avec l’ADN des bactéries en remplaçant les atomes d’hydrogène qui lient les deux atomes d’azote appartenant aux deux bases opposées des chaînes de la molécule d’ADN bactérien.
Ce remplacement par l’argent bloque la duplication et la réplication des bactéries
Celles-ci sont alors incapables de se reproduire et la synthèse des protéines est interrompue.

Biofilms

Les biofilms sont des communautés microbiennes complexes contenant des bactéries organisées en réseau. Les microorganismes synthétisent et sécrètent une matrice protectrice qui fixe fermement le biofilm sur une surface vivante (par exemple une plaie) ou non vivante. Les biofilms sont des communautés hétérogènes dynamiques en constante évolution. Ils peuvent être composés d’une seule espèce bactérienne ou peuvent contenir diverses espèces.

On peut décrire les biofilms comme un ensemble de bactéries incorporées dans une épaisse barrière visqueuse (le slime) composée de sucres et de protéines. Un exemple typique de biofilm est le film jaune et visqueux que l’on peut observer à la surface des dents lorsqu’elles n’ont pas été brossées. La barrière du biofilm protège les microorganismes des menaces extérieures. Les plaies peuvent contenir des biofilms, que l’on suspecte de retarder la cicatrisation dans certains cas.

Brûlures

Une brûlure est une lésion de la peau, et parfois des tissus sous-jacents, provoquée par contact avec la chaleur, l’électricité, des produits chimiques, la lumière, des rayonnements ou par frottement. Une perte importante de peau peut entraîner une infection et une perte des fonctions cutanées comme la thermorégulation et l’immunité.

Cavités chirurgicales

Une plaie chirurgicale est une incision de la peau qui est pratiquée dans des conditions stériles au bloc opératoire dans le but d’éliminer une lésion cutanée ou de créer une voie d’accès vers les organes profonds.

Les cavités chirurgicales sont des plaies généralement propres, avec un lit sain, qui cicatrisent sans complications. Elles sont créées pendant l’intervention chirurgicale lorsque le chirurgien a décidé que la cicatrisation doit se faire par seconde intention. Elles correspondent à des pertes de tissu importantes sans possibilité de fermeture primaire de la plaie, ou lors de lésion fortement contaminée ou déjà infectée au moment de l’intervention chirurgicale (mise à plat).

Cicatrisation de première intention

La cicatrisation en première intention concerne les plaies chirurgicales ou les plaies traumatiques suturées chirurgicalement. La première phase de la cicatrisation est une phase de reconstruction de la continuité cutanée, qui correspond à la période pendant laquelle le chirurgien laisse les sutures en place.

Les sutures sont retirées au bout de 5 à 15 jours. La durée de cette période dépend de l’épaisseur cutanée et de la tension appliquée sur les berges de la plaie.

La cicatrisation n’est pas encore terminée lorsque les sutures sont retirées car un phénomène d’inflammation peut être encore observé pendant une période allant jusqu’à deux mois. Au bout de deux mois, voire trois, la cicatrice diminuera progressivement mais elle ne disparaîtra pas complètement.

Cicatrisation de seconde intention

La plaie reste ouverte. Cette méthode peut être utilisée en cas de perte de tissus importante, lorsque la surface de la plaie est étendue mais peu profonde, ou bien s’il existe une infection ou un risque d’infection (morsures). Une détersion est une première étape qui est pratiquement toujours nécessaire pour obtenir une bonne cicatrisation. Les étapes suivantes de la cicatrisation des plaies sont le bourgeonnement,  puis l’épidermisation.

Cisaillement

Il s’agit de forces qui entraînent le glissement et la torsion des couches sous-cutanées. Elles se produisent notamment en position semi-assise instable lorsque le corps glisse vers le bas ou au cours de manœuvres.

Colonisation

La colonisation est la présence de bactéries au sein d’une plaie sans que ceci n’entraîne de réaction inflammatoire.

Dans la majorité des cas, les plaies aiguës sont colonisées par des bactéries comme les streptocoques et les staphylocoques, qui sont déjà présentes sur les peaux saines normales (organismes commensaux).

La population bactérienne dans les plaies chroniques est beaucoup plus variée et inclut des bactéries commensales de la peau comme Staphylococcus (S. aureus, les staphylocoques à coagulase négative), Corynebacteria et les streptocoques α-hémolytiques. Après la multiplication des microorganismes au sein de la plaie et l’adhérence aux cellules épithéliales, un équilibre s’établit entre le patient et sa flore microbienne. Les microorganismes restent à la surface de la plaie et peuvent former un biofilm.

Débridement / détersion

La phase de détersion intervient après le nettoyage de la plaie et une fois le saignement arrêté.

Elle correspond à l’élimination de tous les déchets étrangers et/ou des tissus nécrotiques. Lorsque cette phase de détersion est terminée, la reconstruction des tissus peut commencer. Dans une plaie chronique, la phase de détersion est bien souvent la phase de la cicatrisation qui bloque la reconstruction des tissus. Le terme de « détersion » englobe deux concepts :

  • la détersion naturelle, qui est obtenue grâce à nos propres cellules. Il s’agit du processus de nettoyage réalisé par l’organisme lui-même au moyen de nos leucocytes ou des enzymes protéolytiques qu’ils produisent.
  • la détersion assistée est essentielle lorsque les capacités de nettoyage de l’organisme ne parviennent pas à assumer la quantité de dommages tissulaires (exsudats, résidus fibrineux).

Déhiscence des plaies

Une déhiscence désigne la rupture ou l’ouverture d’une partie ou de la totalité d’une plaie cicatrisée en première intention. Elle peut être provoquée par des facteurs systémiques ou locaux, comme la technique employée pour fermer la plaie (par exemple des points de suture trop serrés qui altèrent la vascularisation des berges cutanées et entraînent une nécrose) ou une infection. Il est impératif de prendre en charge les éventuelles infections des plaies déhiscentes, que l’on laisse ensuite cicatriser en seconde intention.

Dermabrasions

Ces lésions sont le résultat d’un frottement appuyé du revêtement  cutané contre une surface dure et irrégulière suite à une chute avec glissement au cours d’activités sportives ou à l’occasion de chutes chez la personne âgée.

Derme

Le derme est la couche vivante de la peau. Très vascularisé, le derme est un tissu conjonctif de soutien. Il est riche en fibres qui confèrent à la peau élasticité et résistance. Dans cette couche vivante, on décrit :

  • Des vaisseaux sanguins et lymphatiques : ils assurent le transport des nutriments et de l’oxygène nécessaires aux cellules constitutives, et l’élimination des déchets.
  • Des follicules pileux : ils produisent les poils qui protègent la surface de la peau.
  • Des glandes sudoripares et sébacées : les glandes sudoripares contribuent à l’élimination des déchets et sont en outre essentielles pour la régulation thermique. Les glandes sébacées produisent du sébum qui lubrifie et assouplit la peau en superficie.
  • Des fibres de collagène et d’élastine : les premières confèrent à la peau sa résistance et les secondes son élasticité.
  • Des fibroblastes : ces cellules sont retrouvées majoritairement dans le derme. Elles produisent et sécrètent le procollagène et les fibres élastiques qui forment la structure de la peau, ainsi que tous les composants de la matrice extra-cellulaire.
  • Des nerfs : ils confèrent à la peau son rôle sensitif en réagissant à la chaleur, au froid, à la douleur, et à la pression.
  • Des macrophages : des leucocytes phagocytaires qui appartiennent au système immunitaire inné et constituent l’un des premiers mécanismes de défense de l’organisme contre les infections.

Détersion à jet d’eau sous pression

Elle consiste à utiliser des jets d’eau de pression variable selon le type de système. Le niveau de détersion des plaies dépend de la pression appliquée : on peut nettoyer la plaie à basse pression et la parer avec une pression élevée.

Les jets d’eau sous pression s’utilisent en complément des autres méthodes de détersion.

Détersion assistée par pression négative

La détersion assistée utilisant la thérapie par pression négative est une méthode permettant d’éliminer les exsudats et les déchets organiques à l’aide d’une pression inférieure à la pression atmosphérique. Cette pression d’aspiration continue ou intermittente s’exerce à travers de la mousse en polyuréthane ou une compresse. On emploie à cette fin un moteur aspirant. La pression peut être réglée selon le type de plaie : de 50 mmHg pour les brûlures jusqu’à 175 mmHg pour les plaies chirurgicales.

Elle est indiquée pour la détersion des plaies qui cicatrisent difficilement et pour accélérer la bourgeonnement (plaies post-opératoires, pertes de substances profontes, désunions, ulcères de jambe avant greffe, escarres profondes, plaies du pied diabétique).

Détersion autolytique

La détersion autolytique consiste à favoriser l’élimination des déchets en ramollissant les tissus nécrotiques et/ou en absorbant les exsudats et les résidus fibrineux au moyen de pansements.

Elle est indiquée pour le traitement de :

  • nécrose sèche : réalisée avec un hydrogel
  • nécrose humide : réalisée avec des pansements alginates, hydrofibres ou fibres hydrodétersives.

Chacun de ces pansements a un mécanisme d’action spécifique selon le type de débris à éliminer.

Détersion biologique

Cette méthode découle de l’observation selon laquelle certaines larves se nourrissent exclusivement de tissus nécrotiques grâce à leurs enzymes digestives. On pense en outre que leurs mouvements sur la plaie stimulent mécaniquement la cicatrisation. Cependant, elles sont utilisées en sacs stériles (biobags) et requièrent une demande d’autorisation temporaire d’utilisation auprès de l’ANSM.

Cette méthode peut être utilisée sur les nécroses humides.

Détersion chirurgicale

La détersion chirurgicale est une intervention chirurgicale.

Elle permet d’éliminer tous les tissus nécrotiques en cas de plaies difficiles.
Lorsque la plaie est infectée, on peut l’utiliser pour éliminer tous les tissus infectés. On l’utilise généralement dans les plaies pour lesquelles la détersion est impossible par une méthode plus douce.

Cette méthode est indiquée pour toutes les nécroses qui ne peuvent être éliminées par d’autres méthodes plus simples.

Détersion enzymatique

Elle consiste à utiliser des enzymes protéolytiques pour compenser la concentration des propres enzymes de l’organisme.

Plus guère utilisée car non sélective, c’est un traitement adjuvant local des plaies, des ulcères et des escarres pendant la phase de détersion.

Détersion mécanique

Elle se pratique à l’aide de divers instruments chirurgicaux, tels qu’un bistouri, une pince, des ciseaux ou une curette.

Elle consiste à exciser les tissus dévitalisés depuis le centre de la plaie vers les berges.

La détersion mécanique est souvent employée en complément de l’utilisation de pansements.

Diabète

Le diabète est un état d’hyperglycémie chronique (taux de glucose élevé dans le sang) résultant de facteurs à la fois génétiques et environnementaux.

Il existe deux principaux types de diabète :

  • Le diabète de type 1 (10 % des diabétiques). Cette forme de diabète est caractérisée par l’insuffisance de sécrétion d’insuline par le pancréas. Ce manque d’insuline est responsable d’une hyperglycémie grave et, en l’absence de traitement par des injections d’insuline quotidiennes, son issue est fatale.
  • Le diabète de type 2 (90 % des diabétiques). Cette forme de diabète est caractérisée par une résistance à l’insuline, souvent liée à l’obésité. Le recours à l’insuline est rarement nécessaire tout le temps que le régime alimentaire est contrôlé et que des médicaments qui réduisent les taux de glucose, se montrent efficaces. Malheureusement, l’insuline devient nécessaire après plusieurs années d’évolution.

Dans les deux types de diabète, l’hyperglycémie chronique est à l’origine des complications à moyen et long terme qui expliquent la morbi-mortalité élevée associée à la maladie.

Diabète de type 1

Cette forme de diabète est caractérisée par l’insuffisance de sécrétion d’insuline par le pancréas. Ce manque d’insuline est responsable d’une hyperglycémie grave et, en l’absence de traitement par des injections d’insuline quotidiennes, son issue est fatale.

Diabète de type 2

Cette forme de diabète est caractérisée par une résistance à l’insuline, souvent liée à l’obésité. Le recours à l’insuline est rarement nécessaire tout le temps que le régime alimentaire est contrôlé et que des médicaments qui réduisent les taux de glucose, se montrent efficaces. Malheureusement, l’insuline devient nécessaire après plusieurs années d’évolution.

Epiderme

Couche la plus externe de la peau, l’épiderme a une fonction barrière grâce à ses propriétés de protection et d’imperméabilité. L’épaisseur de cette couche varie selon la région du corps concernée. Elle est en moyenne de 0,5 mm mais peut atteindre jusqu’à 5 mm sur la plante des pieds.

L’épiderme est un épithélium de revêtement stratifé, pavimenteux et kératinisé. Il est composé de :

  • une couche cornée ou stratum corneum
  • une couche germinative ou stratum germinativum
  • une couche basale séparée du derme sous-jacent par une membrane basale

Epidermisation

Une fois le bourgeonnement achevé et le derme perdu remplacé, l’épidermisation terminale, qui est la dernière phase du processus de cicatrisation, peut commencer. Ces phases sont parfois concomittantes.

Comme il n’existe plus de couche basale, l’épidermisation se fait donc d’une berge de la peau à l’autre.

En bordure, les cellules basales glissent sur la surface des bourgeons de granulation par multiplication et génèrent un néo-épiderme à la surface de la plaie cicatrisée.

La peau de la cicatrice finale n’est pas la même que la peau normale car elle ne présente ni poils, ni glandes sébacées ou sudoripares et elle est moins sensible.

Epidermolyse bulleuse

L’épidermolyse bulleuse est une maladie génétique rare qui affecte environ 500 000 personnes dans le monde entier. Elle est la conséquence d’un défaut de jonction entre l’épiderme et le derme.

L’épidermolyse bulleuse est caractérisée par la fragilité de l’épithélium, qui entraîne le décollement bulleux au moindre coup ou frottement.

Escarres

Les escarres sont la conséquence d’une compression exagérée ou prolongée du revêtement cutané entre une proéminence osseuse et le support sur lequel repose le patient (lit, matelas). Cette hypertension localisée comprime les vaisseaux, entraîne une chute du débit sanguin jusqu’à l’anoxie prolongée responsable d’une nécrose ischémique de la peau et des tissus sous-cutanés.

Essai contrôlé randomisé mené en double aveugle

Un essai contrôlé, randomisé et mené en double aveugle correspond au Gold Standard en termes de démonstration d’efficacité clinique en matière d’efficacité.

  • « Randomisé » signifie que les patients sont choisis de manière aléatoire et répartis dans l’un ou l’autre groupe.
  • « Contrôlé » signifie que le traitement est testé par comparaison avec un autre traitement ou un autre produit.
  • « Double aveugle » signifie que les deux traitements testés sont indifférenciés et que ni le médecin / infirmier ni le patient ne savent quel type de traitement est administré, ce qui évite tout risque de biais.

Fermeture primaire

Les berges de la plaie sont rapprochées et maintenues par des sutures, des agrafes ou des bandelettes adhésives. Ceci permet aux berges de se souder et de s’épidermiser très rapidement pour empêcher toute pénétration des bactéries dans la plaie.

Fermeture primaire retardée

Cette méthode de fermeture des plaies est employée en cas de contamination bactérienne. La plaie est laissée légèrement ouverte pour permettre l’écoulement du pus.

Puis, au bout de quelques jours, on suture la plaie et on la laisse cicatriser par la méthode de fermeture primaire. Un système de drainage en séton (crins de Florence) est souvent introduit dans la plaie et ressort à ses deux extrémités pour faciliter le drainage des liquides hors de la plaie. Sinon, des pansements pour plaies cavitaires peuvent être appropriés pour combler ce type de plaie, par exemple une mèche d’alginate absorbante. Lors de l’application d’un pansement sur ce type de plaie cavitaire, il est important de contrôler les éventuels exsudats et de maintenir le lit de la plaie humide afin de la protéger et de favoriser le processus de cicatrisation.

Fistule

Une fistule est un canal anormal entre des organes internes (par exemple entre l’intestin et la vessie ou le vagin), entre deux anses intestinales ou entre un organe et la peau. Il est important de soigner la peau environnante car elle risque d’être excoriée et irritée par les exsudats. Un traitement de l’infection peut s’avérer nécessaire. Le drainage et la perte de liquides doivent être pris en charge, surveillés et corrigés.

Frottement ou friction

Ces forces s’exercent entre deux surfaces qui sont au contact l’une de l’autre et se déplacent l’une par rapport à l’autre. Elles sont souvent responsables de l’abrasion cutanée initiale.

Gamme Accélérer

Les ulcères de jambe, les escarres et les plaies du pied diabétique sont des plaies chroniques courantes qui font partie de la réalité quotidienne des professionnels de santé. Pour répondre à ce problème, Urgo a mis au point le pansement UrgoStart, qui a cliniquement démontré qu’il accélérait le processus de cicatrisation après nettoyage et préparation de la plaie(1).

La TLC-NOSF d’UrgoStart neutralise les protéases en excès présentes dans les plaies chroniques. L’équilibre de la plaie est ainsi rétabli pour favoriser une cicatrisation plus rapide. La TLC (Technologie Lipido-Colloïde) crée un milieu humide, favorise la prolifération des fibroblastes et garantit la non-adhérence du pansement pour un retrait indolore.

Avantages clés

  • Cicatrise deux fois plus vite(1)
  • Le meilleur moyen de guérir(1)
  • Bon rapport coût-efficacité(2)
  • Améliore la qualité de vie des patients (1)

 

1 Meaume S. et al. A randomized, controlled, double-blind prospective trial with a Lipido-Colloid Technology-Nano-

OligoSaccharide Factor wound dressing in the local management of venous leg ulcers. Wound Repair and Regeneration 2012

(july/august) volume 20 issue 4 ; pages : 500-511. Vitesse de cicatrisation = 10,83 mm2 / jour versus 5,15 mm2 / jour – p = 0,0056.

2 Modèle de Markov coût-efficacité vie entière. Rapport Statésia – Décembre 2010.

 

Indications :

Traitement des plaies chroniques exsudatives (ulcères de jambe, escarres, plaies du pied diabétique et plaies aiguës chronicisées).

Gamme Assainir

Il est nécessaire de préparer le lit de la plaie pour permettre une cicatrisation de qualité. L’ion argent présente une activité antimicrobienne à large spectre avec un mode d’action qui minimise le risque de résistance. Dans ce contexte, Urgo a élaboré une vaste gamme de pansements à base d’argent pour soigner les plaies à risque ou avec signes d’infection locale, nettoyer le lit des plaies et favoriser l’évolution de la cicatrisation sans aucun risque d’infection par d’éventuels pathogènes.

 

Au contact des exsudats de la plaie, les pansements bénéficiant de la technologie TLC-Ag(Technologie Lipido-Colloïde Argent) forment un gel qui crée un milieu humide. Ce processus favorise la cicatrisation et permet la non-adhérence du pansement, pour un retrait indolore. Lors de la dégradation du sel d’argent au contact des exsudats de la plaie, le gel de TLC-Ag agit comme un réservoir qui libère une concentration bactéricide d’ions argent au contact de la plaie.

Avantages clés

  • Efficacité antibactérienne à large spectre, y compris sur le SARM, au contact du lit de la plaie.
  • Élimination de 99,9 % du biofilm au bout de 24 heures (Pseudomonas Aeruginosa, Staphylococcus Aureus).
  • Retrait indolore des pansements.

Indications :

Plaies à risque ou signes d’infection locale : plaies chroniques (escarres et ulcères de jambe) et plaies aiguës (brûlures du 2e degré, dermabrasions, plaies traumatiques, plaies chirurgicales, etc.).

Gamme Fermer

UrgoTul est la première gamme de pansements ayant bénéficié de la technologie exclusive TLC (Technologie Lipido-Colloïde). Elle associe efficacité, tolérance et acceptabilité pour une cicatrisation optimale des plaies quelle que soit la quantité d’exsudats. L’objectif global est de favoriser la cicatrisation et d’obtenir un résultat esthétique.

Au contact des exsudats de la plaie, grâce à la matrice cicatrisante TLC, les pansements UrgoTul forment un gel qui crée un milieu humide. UrgoTul stimule la prolifération des fibroblastes et permet la non-adhérence  du pansement pour un retrait indolore, ce qui favorise la cicatrisation.

Avantages clés :

  • Permet un changement de pansement indolore et atraumatique
  • Stimule la prolifération des fibroblastes
  • Optimise la cicatrisation

Indications :

Traitement des plaies aiguës (brûlures, dermabrasions, plaies traumatiques, plaies post-opératoires), chroniques (escarres, ulcères, plaies du pied diabétique) au stade de bourgeonnement et d’épidermisation et des plaies d’épidermolyse bulleuse congénitale.

Gamme Nettoyer

L’étape de détersion d’une plaie peut s’avérer difficile pour les professionnels de santé (pour retirer la fibrine sans douleur et éviter les saignements) mais peut être également désagréable et douloureuse pour les patients (détersion manuelle, saignements…). C’est pour cette raison qu’Urgo Medical a mis au point UrgoClean, une solution innovante qui permet de préparer efficacement les plaies fibrineuses et exsudatives afin d’améliorer la cicatrisation.

 

Au contact des exsudats, les fibres de polyacrylate se gélifient et se lient aux résidus de fibrine dans la plaie, afin de les absorber et de les drainer en vue de faciliter leur élimination (détersion autolytique). La création de ce gel au contact de la plaie maintient un milieu humide qui favorise la cicatrisation des zones de détersion et piège les exsudats en évitant tout écoulement latéral.

Avantages clés

  • Absorption et drainage de la fibrine
  • Retrait monobloc
  • Changement atraumatique et indolore des pansements

Glycémie

Taux de glucose dans le sang.

  • Une glycémie normale chez un sujet à jeun en bonne santé est comprise entre 0,7 et 1,1 g/l.
  • Hyperglycémie : taux supérieur à 1,1 g/l.
  • Diabète : taux supérieur à 1,26 g/l à jeun.

Granulation

La phase de bourgeonnement peut commencer rapidement par la prolifération des cellules endothéliales et des fibroblastes, qui permet la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogenèse) et la synthèse d’une nouvelle matrice extracellulaire (MEC). Pendant le remodelage de la nouvelle MEC, la matrice existante est dégradée par de nombreuses protéases, des enzymes connues sous le nom de métalloprotéases matricielles (MMP), qui favorisent la détersion autolytique (nettoyage) de la plaie et la migration cellulaire. Leur nombre augmente au sein de la plaie suite à la lésion et diminue lorsque l’inflammation s’atténue.

Les fibroblastes acquièrent alors la morphologie et les caractéristiques biochimiques des cellules musculaires lisses pour devenir des myofibroblastes.

Les myofibroblastes sont responsables de la synthèse de la matrice extracellulaire et contribuent à la réorganisation de la MEC au fur et à mesure de la contraction de la plaie. Survient ensuite la réépidemisation, au cours de laquelle la plaie se ferme avec la migration des cellules épithéliales depuis les berges de la plaie et les annexes cutanées. La différenciation des kératinocytes permet enfin de rétablir la fonction de barrière de l’épiderme.

Greffes de peau

Les greffes de peau sont largement employées en chirurgie reconstructrice, souvent suite à un traumatisme ou des brûlures. On peut également y recourir pour permettre la cicatrisation des plaies chroniques, par exemple des escarres ou des ulcères de jambe. La greffe de peau est une technique qui consiste à prélever un fragment de peau sur une partie du corps pour le transférer sur une autre.

Il existe plusieurs classifications des greffes de peau :

  • Autogreffe : greffe de la propre peau du patient
  • Allogreffe : le greffon est prélevé chez une autre personne
  • Xénogreffe : le greffon est prélevé chez une autre espèce

Il est important qu’une greffe se « vascularise ». Des pansements non adhérents sont nécessaires pour protéger le greffon, éviter qu’il se décolle et contrôler l’éventuel exsudat initial.

Hydrocolloïdes standard

Les hydrocolloïdes, composés principalement de carboxyméthylcellulose, sont les tous premiers types de pansements offrant une cicatrisation en milieu humide. Ils possèdent des caractéristiques d’absorption, de gonflement et de gélification.

Leur utilisation est recommandée pendant les phases de bourgeonnemnet et d’épidermisation (hydrocolloïdes fins).

Hydrogels

Les hydrogels libèrent de l’eau. Ils contiennent plus de 80 % d’eau et sont cohésifs, si bien qu’ils ne coulent pas et restent sur la plaie. Ils facilitent la phase de détersion de la fibrine sèche et de la nécrose sèche.

Les hydrogels sont des gels composés à 80 % d’eau avec ou sans carboxyméthylcellulose.
Ils se présentent sous la forme d’un gel, de plaque ou de compresses imprégnées.
Ils agissent par humidification et ramollissement des tissus afin de faciliter leur élimination.

Index de pression systolique (IPS)

Il mesure l’irrigation artérielle du membre inférieur et aide à déterminer l’étiologie des ulcères de jambe :

Cette mesure peut être facilement réalisée en ambulatoire au moyen d’une sonde Doppler à émission continue ou d’un capteur de flux sanguin d’échographie Doppler :

  • Chez un individu à l’état hémodynamique normal, l’IPS est compris entre 0,9 et 1,3.
    • En cas d’ulcère, celui-ci est d’origine purement veineuse.
  • Si l’IPS est compris entre 0,7 et 0,9 : maladie artérielle concomitante compensée.
    • Cependant, l’ulcère est principalement d’origine veineuse.
  • Si l’IPS est inférieur à 0,7 :
    • L’ulcère est principalement d’origine artérielle.
  • En cas d’IPS supérieur à 1,3, la mesure n’est pas significative car elle témoigne d’un problème d’incompressibilité artérielle.

Infection

Le terme d’infection est utilisé lorsque la présence de microorganismes entraîne une réaction inflammatoire locale, régionale ou générale s’accompagnant de symptômes cliniques. L’infection retarde non seulement la cicatrisation mais peut également être à l’origine de graves complications systémiques. Une infection nécessite un traitement par antibactérien local ou des antibiotiques.

Une infection locale ou une colonisation critique (avec des signes locaux tels qu’un exsudat abondant, épais ou purulent par sa coloration, une rougeur des berges et une odeur suspecte) doit être différenciée d’une infection s’accompagnant de signes régionaux (cellulite ou hypodermite bactérienne) ou systémiques (c’est-à-dire fièvre).

Interface

Interfaces composées d’une trame à maille serrée en matière synthétique recouverte d’une substance spécifique et dont l’utilisation est recommandée en fin de bourgeonnement, début d’épidermisation.

Mal perforant plantaire

Le Mal Perforant Plantaire est une plaie du pied en regard d’une articulation métatarso-phalangienne au niveau de l’arcade plantaire. Elle réalise une plaie à l’emporte-pièce, indolore, sans tissus nécrotiques et entourée d’une zone d’hyperkératose.

Ce type de plaie chronique est la rançon de la neuropathie diabétique par perte de la sensibilité du pied à l’appui et par atteinte motrice concomitante source de déformation du pied avec hyperappui sur les têtes des métatarsiens.

Enfin, une atteinte végétative entraîne une perte de sudation et une sécheresse cutanée qui favorise la survenue d’une hyperkératose d’appui qui accentue l’hyperpression localisée et cause l’ulcération.

Des complications telles qu’infection, abcès ou ostéite peuvent compliquer la plaie et conduire à une amputation en l’absence de traitement.

Matrice extracellulaire

Elle assure plusieurs fonctions, notamment celles de soutien, de séparation entre les tissus et de régulation de la communication intercellulaire. La MEC contient également du collagène, de l’élastine ainsi que d’autres molécules importantes comme l’acide hyaluronique.

MMP

Les MMP favorisent la détersion autolytique (nettoyage) de la plaie et la migration cellulaire. Leur nombre augmente au sein de la plaie suite à la lésion et diminue lorsque l’inflammation s’atténue.

Pansements alginates – hydrofibres – hydrodétersifs

Pansements hautement absorbants qui sont indiqués pour la détersion de la fibrine humide.

La gamme UrgoClean, une innovation d’Urgo Medical, est composée de fibres hydrodétersives dotées d’une grande capacité d’absorption, de drainage et de piégeage des résidus fibrineux.
Ces fibres hydrodétersives de nouvelle génération sont constituées de polymères de polyacrylate enveloppant un noyau acrylique pour un retrait monobloc du pansement.

Pansements au charbon

Les pansements au charbon adsorbent les odeurs.

Pansements hydrocellulaires

Les pansements hydrocellulaires sont des pansements absorbants, semi-perméables à imperméables en polyuréthane qui sont indiqués dans le traitement des plaies exsudatives. Il existe une grande variété de pansements hydrocellulaires / mousses qui sont utilisés pendant les phases de bourgeonnement et d’épidermisation.

Plaies aiguës

Les plaies aiguës peuvent être définies comme des plaies d’apparition soudaine et de courte durée. Elles comprennent les plaies chirurgicales et les plaies traumatiques telles que :

  • Les brûlures
  • Les abrasions
  • Les morsures et les griffures
  • Les coupures et les lacérations
  • Les pertes de substance

Plaies chroniques

Une plaie chronique est une plaie qui ne cicatrise pas dans les délais normalement attendus (entre environ 21 jours et 1 mois). Un environnement inflammatoire pratiquement permanent au sein de la lésion empêche le bon déroulement des phases normales du processus de cicatrisation.

  • Les ulcères
  • Les escarres
  • Les plaies du pied diabétique
  • Les plaies aiguës chronicisées

Plaies traumatiques

Types de traumatismes aigus qui comprennent une grande diversité de plaies, selon leur cause.

Ces plaies peuvent entraîner une perte de substance importante ou, au contraire, avoir des effets très limités.

Exemples de plaies traumatiques : déchirures de la peau, blessures du bout des doigts, abrasions, lacérations, ampoules, plaies par balle, blessures par arme blanche et avulsions des ongles.

Les plaies aiguës cicatrisent généralement sans complication mais certaines d’entre elles ne peuvent évoluer sur un mode chronique. Plusieurs facteurs peuvent affecter le processus de cicatrisation ; le facteur initial retardant la cicatrisation peut être lié à une infection, une technique de fermeture chirurgicale inadaptée ou à l’état général du patient.

Pression

La pression est une force perpendiculaire exercée sur la peau par la masse corporelle sur un point d’appui contre le support. Cette pression s’exerce en particulier sur les saillies osseuses, et comprime les tissus mous. Ces forces correspondent à la répartition du poids du corps sur la surface de contact.

PreSsure System

Le PresSure System est une technologie exclusive Urgo Medical, qui facilite l’application du système de compression bi-couche UrgoK2, afin de permettre aux professionnels de santé d’obtenir à chaque fois la pression thérapeutique correcte recommandée (40 mmHg en moyenne), et ce dès la première pose.

Prolifération des fibroblastes

Étape 1 : Au contact des exsudats de la plaie, les particules hydrocolloïdes de la matrice TLC s’hydratent et gonflent pour former un gel lipido-colloïde et assurer le maintien d’un milieu humide favorable au processus de cicatrisation.

 

Étape 2 : Pendant la reconstruction cutanée, les fibroblastes (les cellules clés du processus de cicatrisation) migrent dans la région de la lésion, où ils prolifèrent et synthétisent la matrice extracellulaire pour former le nouveau tissu de granulation.

Les fibroblastes sont ensuite différenciés in situ en myofibroblastes, qui rapprochent les berges de la plaie grâce à leurs propriétés contractiles.

Les propriétés physico-chimiques uniques de la TLC stimulent la prolifération des fibroblastes, ce qui favorise le processus de cicatrisation.

Règles des neuf de Wallace

L’étendue des brûlures par rapport à la surface totale de la peau peut être estimée de manière précise chez l’adulte au moyen de la Règle des Neuf de Wallace, où l’on considère que chaque partie du corps représente 9 % de la surface cutanée :

  • tête et cou : 9 %
  • chaque membre supérieur : 9 % (x 2)
  • face antérieure du tronc (thorax et abdomen) : 18 %
  • face postérieure du tronc (thorax et abdomen) : 18 %
  • périnée : 1 %
  • chaque membre inférieur : 18 % (x2)
  • TOTAL : 100 %

 

Chez les enfants, les proportions du corps sont différentes de celles des adultes, si bien que la Règle des Neuf doit être adaptée en fonction de l’âge de l’enfant.

Sels d’argent

Les sels d’argent sont utilisés dans le traitement des plaies présentant une importante colonisation bactérienne pour leurs propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires locales des ions argent.

L’argent est uniquement actif sous sa forme d’ions Ag+. Il s’agit d’un traitement qui n’est ni véritablement antiseptique ni véritablement antibiotique et, pour cette raison, il est classé comme un agent antibactérien. Les ions argent possèdent une activité à large spectre sur la plupart des micro-organismes associés à la colonisation des plaies chroniques. Ils agissent sur de nombreuses cibles du métabolisme bactérien et sont bactéricides à de très faibles concentrations. Il y a peu de risque de résistance potentielle avec l’Argent.

Mode d’action :

  • action bactéricide des ions Ag+
  • nombreuses actions qui ciblent les bactéries
  • inhibe le processus de réplication de l’ADN bactérien
  • réduit la résistance de la paroi cellulaire des bactéries
  • augmente la perméabilité de la membrane cytoplasmique des bactéries
  • inhibe les enzymes respiratoires provoquant l’asphyxie des bactéries

 

Il est important de noter que l’argent n’entraîne aucune cytotoxicité susceptible de nuire au  processus de cicatrisation.

Sinus

Un sinus est un canal qui relie un abcès ou un matériel irritant, comme du fil à suture, à la surface de la peau et qui est peut être un foyer d’infection. Les sinus peuvent devenir chroniques et l’origine du problème est difficilement identifiable. Une large excision du sinus est souvent le traitement le plus adapté pour permettre le drainage du pus.

Sulfadiazine

La sulphadiazine joue un rôle important dans l’efficacité topique de la sulphadizine argentique. Grâce à son noyau de pyrimidine, la sulphadiazine facilite le mouvement des ions Ag+ à travers la membrane bactérienne. Cela induit des changements celullaires : affaiblissement des distorsions et des problèmes de perméabilité de la membrane cellulaire.

TLC

La matrice cicatrisante TLC est une innovation exclusive brevetée d’Urgo Medical. Elle est composée d’hydrocolloïde et de corps gras qui crée un milieu humide et favorise la cicatrisation.

Avantages de la technologie TLC

  • Cicatrisation en milieu humide
  • Retrait atraumatique et indolore des pansements
  • Efficace : stimulation de la prolifération des fibroblastes
  • Protection et amélioration de la peau périlésionnelle
  • Peut rester en place jusqu’à 7 jours
  • Efficacité prouvée chez plus de 36 000 patients
  • Disponible dans une large gamme de pansements

Les pansements TLC sont indiqués dans le traitement local des plaies aiguës et chroniques. Pour des indications spécifiques, consulter les informations propres à chaque produit.

TLC Ag

La TLC-Ag est l’association de la Technologie Lipido-Colloïde (TLC) brevetée d’Urgo Medical à l’action antibactérienne des sels d’argent dans le but de contrôler et de prévenir les infections locales.

Avantages de la technologie TLC-Ag

-          Efficacité antibactérienne à large spectre, y compris sur le SARM

-          Élimination de 99,9 % des biofilms en 24 h (Pseudomonas Aeruginosa, Staphylococcus Aureus)

-          Tous les avantages de la technologie TLC

Les pansements TLC-Ag sont indiqués dans le traitement local des plaies aiguës et chroniques présentant un risque d’infection ou des signes d’infection locale.

TLC-NOSF

La TLC-NOSF est l’association de la technologie lipido-colloïde (TLC) brevetée Urgo Medical au NOSF (Nano-Oligo Saccharide Factor), un composé dont la structure chimique est dérivée de la famille des oligosaccharides qui possèdent des propriétés anti-protéases bien connues.
Associé aux autres composants de la matrice cicatrisante TLC, le NOSF se lie préférentiellement aux zones lésées où il exerce son activité anti-métalloprotéase.
Dans les ulcères de jambe, les escarres et les plaies du pied diabétique, des niveaux anormalement élevés d’activité protéolytique ont été identifiés (jusqu’à 65 fois supérieurs à la normale) en raison de la libération in situ de MMP (métalloprotéases matricielles). Dans ce micro-environnement, la TLC-NOSF corrige ce déséquilibre métabolique en limitant l’effet délétère des MMP sur la dégradation protéique des composants de la matrice extracellulaire, pour permettre d’accélérer la cicatrisation.
Avantages de la technologie TLC-NOSF :

  • Cicatrise 2 fois plus vite(1)
  • Amélioration de la qualité de vie des patients(1)
  • Tous les avantages de la technologie TLC

Les pansements TLC-NOSF sont indiqués dans le traitement local des ulcères de jambe, des escarres, des plaies du pied diabétique et des plaies aiguës chronicisées.

1 Meaume S. et al. A randomized, controlled, double-blind prospective trial with a Lipido-Colloid Technology-Nano-
OligoSaccharide Factor wound dressing in the local management of venous leg ulcers. Wound Repair and Regeneration 2012
(july/august) volume 20 issue 4 ; pages : 500-511. Vitesse de cicatrisation = 10,83 mm2 / jour versus 5,15 mm2 / jour – p = 0,0056.

Tulle gras et compresses imprégnées

Pansements composés d’une trame large de coton imprégnée d’un corps gras et principalement utilisés pendant la phase d’épidermisation.

Ulcères artériels

Les ulcères artériels sont moins fréquents que les ulcères veineux.
Ils se forment en position distale (en-dessous) d’une zone ayant subi des lésions externes (coup, griffure ou autre lésion) qui, bien souvent, n’a pas été remarquée par le patient :
• Sur le pied, à distance de la cheville, du talon ou de la plante du pied.
• Sur d’autres points de pression.

Ils surviennent chez les patients atteints de :
• maladie artérielle périphérique, arthérosclérose, diabète, etc… en raison de la mauvaise circulation artérielle.

Ses principales caractéristiques cliniques sont :
• des berges arrondies et lisses ;
• un aspect « à l’emporte-pièce » profond avec nécrose des tissus ;
• le pied devient souvent blanc-jaune pâle lorsque la jambe est surélevée ;
• la douleur, en particulier la nuit, car elle est exacerbée par le fait de lever la jambe en position horizontale (par exemple au lit) ;
• une exposition des structures sous-jacentes (tendon, os).

Ulcères de jambe

Les ulcères de jambe peuvent être définis comme des lésions ouvertes des membres inférieurs dues à une perte totale de l’épaisseur de la peau sans tendance spontanée à la cicatrisation qui entraîne une évolution chronique des plaies. L’ulcère peut être entouré de tissus durs ou décolorés et insuffisamment vascularisés. L’état de la peau périlésionnelle de l’ulcère a une grande importance sur le devenir de la plaie : plus la zone est saine, meilleures sont les chances de cicatrisation.
Les ulcères ont tendance à ne pas cicatriser spontanément et réapparaissent fréquemment. Ils peuvent être très invalidants, en particulier lorsqu’ils sont associés à des complications. Le traitement des ulcères de jambe a un coût social élevé, à la fois en termes de dépenses de santé et de fardeau psychologique pour le patient.

Ulcères d’étiologie mixte

Les ulcères mixtes sont le résultat de l’association d’une maladie veineuse et d’une maladie artérielle.
Les ulcères d’étiologie mixte sont complexes et leur caractère peut se modifier rapidement, par exemple lorsque la maladie artérielle évolue vite.
Si l’on ne traite pas la maladie artérielle car elle est évolutive, le problème artériel finira par être le facteur majeur à prendre en compte lors du choix du traitement.

Ulcères veineux

Il s’agit du type d’ulcère vasculaire le plus courant.
• Les patients ont souvent des antécédents d’œdème des membres inférieurs (jambes gonflées), de veines variqueuses et présentant des signes d’insuffisance veineuse.
• Ou ils peuvent déjà avoir présenté une thrombose veineuse profonde des jambes (ulcères post-thrombotiques).
Les ulcères de jambe veineux sont principalement observés sur le membre inférieur au-dessus ou à proximité de la malléole (cheville).

Les principales caractéristiques cliniques des ulcères de jambe veineux sont :
• Plaie peu profonde aux berges irrégulières :
o la peau périlésionnelle de l’ulcère veineux est souvent de couleur ocre;
o celle-ci est en outre parfois brillante et tendue en présence d’un œdème ;

• L’ulcère lui-même peut être :
o de couleur rouge, avec ou sans fibrine ;
o localement infecté, la présence d’un écoulement suggérant une colonisation bactérienne ;
o fortement exsudatif.

Last update : 7 décembre 2018