Ils permettent d’apprécier l’avancement de la maladie car ils sont la conséquence directe des processus décrits précédemment.
Une nouvelle classification internationale devient incontournable : la classification CEAP permettant d’évaluer l’avancée de la pathologie selon les signes cliniques présents.
| C
| manifestations Cliniques,
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| E
| facteurs Etiologiques,
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| A
| lésions Anatomiques,
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| P
| mécanismes Physiopathologiques.
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| C
| pour les signes cliniques (grade 0-6)
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| complétés par la mention (A) pour asymptomatique et (S) pour symptomatique.
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| 0
| pas de signe visible ou palpable de maladie veineuse
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| 1
| présence de télangiectasies ou de varices réticulaires
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| 2
| veines variqueuses (dilatation des veines superficielles)
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| 3
| Œdème permanent
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| 4
| Altérations cutanées (troubles trophiques) : pigmentation, eczéma variqueux, hypodermite
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| 5
| troubles trophiques comme définis dans 4 avec ulcère cicatrisé
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| 6
| troubles trophiques comme définis dans 4 avec ulcère actif (ulcère veineux)
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| E
| pour la classification étiologique où l’on retient les qualifications suivantes:
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| C
| pour congénital
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| P
| pour primaire
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| S
| pour secondaire (post-thrombotique, post-traumatique, autre)
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| A
| pour la répartition anatomique suivant le secteur intéressé :
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| S
| pour superficiel
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| D
| pour profond (deep)
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| P
| pour perforantes
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| (ces lésions peuvent intéresser un seul ou plusieurs secteurs)
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| P
| pour le mécanisme physiopathologique responsable :
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| R
| pour reflux
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| O
| pour obstruction
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| (ces deux mécanismes peuvent être isolés ou associés)
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Réf. : Consensus Statement, Phlebology, 1995.
Cette classification nous permet donc de distinguer :
- la maladie veineuse qui évolue de manière chronique (MVC) et qui englobe toutes les manifestations cliniques consécutives à une pathologie des veines des membres inférieurs
- de l’Insuffisance Veineuse Chronique (IVC) qui correspond principalement à la décompensation de la maladie veineuse (stades sévères de la CEAP)
Le terme d’IVC est toutefois encore très communément employé pour désigner la maladie veineuse chronique.
pour le mécanisme physiopathologique responsable :
L’ulcère veineux est une perte de substance cutanée chronique, sans tendance à la cicatrisation spontanée, provoquée par la souffrance tissulaire.
Cette pathologie concerne 1% de la population générale et 3% de la population âgée de plus de 65 ans, elle entraîne un coût majeur en terme de santé publique. La majeure partie des ulcères de jambe est d'origine vasculaire, compliquant une pathologie veineuse, artérielle ou microcirculatoire.
Il se caractérise par les signes cliniques suivants :
- localisation : le plus souvent, au tiers inférieur de la face interne de la jambe
- aspect clinique
En phase initiale, avec un œdème d’origine veineuse, l’ulcère est le plus souvent fortement exsudatif et couvert de fibrine et il n’est pas exceptionnel que la peau péri-ulcéreuse présente des signes de macération. Les bords sont souvent irréguliers et descendent de façon progressive vers le centre de la plaie. On voit parfois des ulcères multiples mais ce n’est pas la majorité des cas.
La couleur de l’ulcère dépend de la phase dans laquelle il se situe :En phase de nécrose humide, le fond de l’ulcère est gris-jaune:
- L’ulcère fibrineux sera jaune,
- En cours de cicatrisation, lors de la granulation, il est rouge,
- Et en fin de cicatrisation, la couleur rose témoigne de la ré-épidermisation en cours.
Si le retour veineux est correctement traité, avec notamment une prise en charge étiologique de l’ulcère par compression veineuse, l’exsudation doit diminuer dès les premières semaines de traitement. On observe alors l’élimination des tissus nécrotiques puis la granulation. Une fois la granulation bien établie, la plaie n’exsude plus.
C0 : A ce stade on ne trouve pas d’anomalie structurelle ou fonctionnelle du système veineux des membres inférieurs. Le patient peut se plaindre de symptômes provoqués par la présence de certains médiateurs libérés à la suite du ralentissement du flux sanguin. Ils sont causés par une station debout prolongée : sensations de jambes lourdes, de douleurs dans les membres inférieurs, de prurit. On n’observe aucun signe clinique ou palpable de maladie veineuse alors que les signes fonctionnels sont déjà installés.
C1 : Stade où les premiers signes cliniques de la maladie veineuse apparaissent, on observe la présence de télangiectasies (dilatation des veinules du derme) ou varices réticulaires. Elles se forment en raison d’une augmentation de la pression veineuse dans certains segments des veines des membres inférieurs ou d’autres facteurs comme : l’influence hormonale pendant la grossesse, la prise d’une contraception orale, une grande variation de poids, etc...
C2 : Apparition de varices.
L’augmentation de la pression veineuse dans l’ensemble ou la majeure partie du système veineux des membres inférieurs provoque la formation de varices, visibles et palpables, qui reflètent une dilatation importante du diamètre des veines. Cet état peut se développer soit suite à la présence d’un obstacle à la circulation du sang veineux, soit à cause d’un affaiblissement congénital des parois veineuses.
C4 : Troubles trophiques d’origine veineuse.
La progression des troubles cités en C3 provoque l’extravasation d'éléments cellulaires sanguins et notamment de macromolécules (protéines, différents médiateurs pro-inflammatoires, …) qui aggrave la stase.
L’ensemble de ces phénomènes provoque des foyers de souffrance tissulaire qui, une fois réparés, laissent des traces de type atrophie blanche, qui ne sont rien d’autre que de petites cicatrices résiduelles.
L’extravasation de globules rouges et leur désintégration se traduit par une dermite purpurique et pigmentée.
D’autres troubles trophiques comme un eczéma variqueux peuvent également apparaîtrent.
C5 : Ulcère cicatrisé avec troubles trophiques.
L’ulcère de jambe, une fois cicatrisé, représente toujours un point faible de la trophicité cutanée. Le risque de récidive d’un ulcère cicatrisé est plus important que le risque de développer un ulcère veineux de jambe sur une peau qui n’en a jamais eu, d’autant plus que les troubles trophiques persistent après cicatrisation de la plaie.
Ulcère veineux cicatrisé
C6 : Présence d’un ou plusieurs ulcères veineux actifs souvent accompagnés de troubles trophiques.
L’ulcère veineux de jambe, stade ultime de l’insuffisance veineuse chronique est une perte de substance cutanée en pleine épaisseur. Il résulte de l’accumulation de déchets issus du métabolisme cellulaire qui ne sont plus évacués correctement et de l’ischémie capillaire qui accompagne le développement de l’œdème veineux. L’ulcère peut se former à la suite d’un traumatisme bénin ou bien apparaître spontanément.
L’ulcère de jambe est le signe que l’hyperpression arrive à un stade critique.
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Crédit photo : Dr Senet
Ulcères veineux actifs
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L’ulcère veineux est une perte de substance cutanée chronique, sans tendance à la cicatrisation spontanée, provoquée par la souffrance tissulaire.
Cette pathologie concerne 1% de la population générale et 3 % de la population âgée de plus de 65 ans, elle entraîne un coût majeur en terme de santé publique. La majeure partie des ulcères de jambe est d'origine vasculaire, compliquant une pathologie veineuse, artérielle ou microcirculatoire.
Il se caractérise par les signes cliniques suivants :
- localisation : le plus souvent, au tiers inférieur de la face interne de la jambe
- aspect clinique
- En phase initiale, avec un œdème d’origine veineuse, l’ulcère est le plus souvent fortement exsudatif et couvert de fibrine et il n’est pas exceptionnel que la peau péri-ulcéreuse présente des signes de macération. Les bords sont souvent irréguliers et descendent de façon progressive vers le centre de la plaie. On voit parfois des ulcères multiples mais ce n’est pas la majorité des cas.
- La couleur de l’ulcère dépend de la phase dans laquelle il se situe :
- En phase de nécrose humide, le fond de l’ulcère est gris-jaune,
- L’ulcère fibrineux sera jaune,
- En cours de cicatrisation, lors de la granulation, il est rouge,
- Et en fin de cicatrisation, la couleur rose témoigne de la ré-épidermisation en cours.
- Si le retour veineux est correctement traité, avec notamment une prise en charge étiologique de l’ulcère par compression veineuse, l’exsudation doit diminuer dès les premières semaines de traitement. On observe alors l’élimination des tissus nécrotiques puis la granulation. Une fois la granulation bien établie, la plaie n’exsude plus.
| Ulcère actif
| Ulcère cicatrisé
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