Les retards de cicatrisation sont liés à des facteurs de mauvais pronostic ayant démontré leur capacité à influencer négativement/ou à retarder le processus cicatriciel. Ces facteurs peuvent être plus ou moins modifiables.
Ces retards de cicatrisation peuvent être classés en deux catégories :
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Les retards de cicatrisation liés à l'état de la plaie : surface, profondeur, localisation, ancienneté de la plaie, récurrence, aspect du lit de la plaie (taux de fibrine > 50 %, taux de tissu nécrosé, présence de calcifications), antécédents pathologiques (maladie veineuse, antécédents de thrombose veineuse profonde, chirurgie de varices, hypoxie tissulaire, atteinte artérielle = IPS < 0,8), traitements locaux antérieurs : absence de compression, absence de mise en décharge, faible taux de cicatrisation à 3-4 semaines.
La forte colonisation bactérienne, source de signes inflammatoires locaux est un facteur de retard de cicatrisation bien documenté.
- Les retards de cicatrisation liés au patient : pathologies associées (chirurgie de la hanche ou du genou, faible mobilité articulaire, ankylose de la cheville, trouble de la marche, oedème des membres inférieurs...), état général du patient (AOMI = artériopathie oblitérante des membres inférieurs, dénutrition, sédentarité, hygiène de vie insuffisante, diabète, déficit immunitaire...), âge, sexe.
Mais il existe probablement d'autres causes : le niveau de précarité du patient, la non compliance aux traitements, un état dépressif, la recherche de bénéfices secondaires par le patient...
